Mots de glycine

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Et le silence

by florencebenedettigall

s’installe se glisse en chaque tige en chaque feuille, venant de mes racines en immobile attente

s’emplit d’impossibles et de périmés

tente de laisser surgir un possible différent

ou un inconnu inimaginable.

je scie et je lance mon cri de vie.

pour un futur

by florencebenedettigall

dernières gousses

dernières graines

pour un futur

je les balance

dans le blanc du temps

dans la patience du givre

et je poursuis

dans mon silence

seule musique

de présence

de respiration

de vie

Tombent les dernières

by florencebenedettigall

Tombent sans cri sans vie les dernières feuilles de la saison, tombent sur la neige durcie les derniers chants les derniers rires

Et je garde suspendues mes quelques gousses précieuses, soit éclatées, soit encore fermées conservant le trésor des graines ultimes de l’année.

Il est temps de virer vers un futur proche, et le blanc tout étalé renseigne sur les possibles, verts et mouvantes couleurs incluses dans des rêves.

l

Le pré blanc chante et sourit.

perce-neige

by florencebenedettigall

Par hasard m’arrivent quelques mots d’un oiseau:

« Poème :

Fil de funambule tendu entre pierre tombale

Et perce-neige. « 

de Michèle Finck, Balbuciendo, Arfuyen.

Et le dernier jaune

by florencebenedettigall

Me restent quelques lambeaux de mon jaune passager qui vibrent dans le vent intensément, avant le grand départ dans quelques heures.

me reste le riche dessin de ma vie, réduite, libérée des accessoires et des enjolivements,

et me reste ce support solide sur lequel vient se poser mon ami, le merle, bien en vie malgré neige et froid.

couleurs et dessin sont évidence.

Des blancs

by florencebenedettigall

Laisser de grands blancs dans la vie nulle action nul amour nul mouvement fixés

tout est possible attendre

laisser la neige arriver

ou juste le brouillard

ou le pinceau actif

ou une feuille vierge et fidèle

ou simplement après avoir fermé

les yeux une image de futur.

Notes légères

by florencebenedettigall

Suspendues vibrantes elles se balancent dans la respiration du matin gris ,,,

mélodie intime de mes gousses , et les feuilles d’or dernières se détachent en douceur sans cri ni peur.

Chante le mouvement du temps, et je vibre de ce présent.

En diagonales fascinantes , la neige vient sur nos espaces , en un rythme léger.

Je disparais.

Sans vent

by florencebenedettigall

Sans vent sans guerre

feuilles d’or dans le soleil

sans mot sans bruit

l’une se détache

puis une autre

et le silence fait vibrer le temps

sans effort sans appui

et si nos départs se faisaient ainsi

l’un après l’autre

et sans vent…

toujours là

by florencebenedettigall

Dans l’immobilité apparente de ce temps opaque, me reviennent les mots chantants de Lorand Gaspar ;

Comme si la main d’un enfant

tenait ouvert l’espace

dessinant sans relâche

une éclosion d’envols

source vive d’oiseaux

que les yeux adultes égarent _

Et me voilà les dessinant en mouvement sur nos ciels éteints et en nos coeurs bloqués… Merci Lorand Gaspar ( Patmos et autres poèmes ). _

Et Voilà …

by florencebenedettigall

Et voilà que me revient un petit texte bien vivant d’une amie :

 » Voilà un mot qui me plait. Petite interjection qui ne paie pas de mine. Qui semble ne rien dire et pourtant en dit long. Un petit mot qui sert souvent de ponctuation. Voilà met les voiles et s’envole, virevolte et se pose là, à tort et à travers, n’importe où, n’importe comment. Un mot sans gêne.

C’est une introduction pour souligner ce qui va suivre. C’est un point qui ferme une déclaration. Point final et définitif ne tolérant pas de discussion. Point d’exclamation asséné avec force. Point de suspension laissant la place à l’imaginaire et ouvrant l’horizon.

Voilà un mot passe-partout, si petit, si mignon. Prononcé sans même y penser. Sorti si vite de la bouche. Car il reste principalement oral, comme si l’écrit le rebutait. Comme s’il avait peur d’être cloué sur la page, ou de fondre dans le déluge des mots.

Alors voilà il passe d’une bouche à une oreille.

Voici « Voilà ». « 

Et grand merci à l’amie Michèle Perrutel qui a si bien chanté le sens de Voilà.