ils arrivent
par florencebenedettigall
Bien sûr que c’est dérisoire d’être là, à guetter le ciel, alors que sur terre, le poids des évènements, le poids des passés tortueux, le poids des futurs difficiles semblent si importants …. et je murmure, je siffle, je chantonne et maintiens qu’heureusement il y a les gardiens des buissons, des écorces, des glycines, des abeilles, des euphorbes, des peuples entre ciel et terre… Jacques Moulin, entre autres, avec un si grand bonheur, nous relie aux oiseaux de nos lieux ci. Difficile de choisir parmi ses textes d’air et d’espace qui se répondent les uns les autres comme oiseaux se croisant dans le ciel.
Fin avril
Martinets
Tissent rets
Sans un fil
Ciel de cils
Cris en traits
Fin avril
martinets
C’est leur style
Coup de fouet
Qui défait
Chaque ville
Fin avril
Très beau livre » A vol d’oiseaux » de Jacques Moulin, avec des dessins d’Ann Loubert, édité par L’Atelier contemporain.
Euphorbe à ne pas confondre avec euphorie – quoique!