bien sûr qu’on peut y être aussi
par florencebenedettigall
« Le bruit de l’eau qui roule dans les pierres
sons brodés par nuit calme sur la mer
ces langues que j’ignore et qui me parlent
j’ai sur ma table à portée de main
des cailloux longuement travaillés par la mer
les toucher, c’est comme si les doigts
pouvaient parfois éclairer la pensée »
La nuit ici caniculaire s’est doucement transférée dans » La maison près de la mer », rivage grec libre de tout tumulte humain , porteur de tant de rêves
SI beau est ce texte de Lorand Gaspar que je ne peux que le suivre:
« tôt le matin une mer sans un pli
peau tendue d’un immense fruit mûr
qu’ouvrent de la base au sommet les bras
que lentement écarte le nageur_
Loin du rivage un pêcheur immobile
debout sur les eaux, sa main droite tient
pareille à celle de l’aurige à Delphes
un fil rompu le liant par-delà
le temps et la brume à l’insaisissable_ »
Oui , juste une petite maison sur le rivage pour entendre la mer et rejoindre le pêcheur… et nager loin, par -delà…
sinon, prendre entre ses doigts le galet grec ou breton, gris, blanc, ocre ou bleuté, et le laisser raconter une histoire.
mer veilleux! ça fait du bien sous ce soleil de terre