15 juin

par florencebenedettigall

L’envie d’écrire sur les cailloux, sur les feuilles, sur les chemins de sable, sur les flaques d’eau …juste écrire pour dire « je vis encore » ? ou pour répondre à d’autres, ou pour ne pas se dissoudre, ou s’évaporer. Nulle prétention, juste le mouvement de vie …

« Bonheur de suivre les dessins intimes

d’un mouvoir sans fin dans ses infimes nervures _

tissage d’une feuille, d’un cerveau,

l’empreinte fugitive du vent dans les sables

d’une musique dans la mémoire mortelle _

l’écriture qui traverse sans s’interrompre

les corps et les choses qu’un rien déchire _

écriture d’herbe des Tchang Tche et des Wang

d’un trait souple de vive mélodie

truite qui remonte l’eau claire du torrent _ »

Les mots de Lorand Gaspar (La Maison prés de la mer) poussent mes doigts à écrire sur mon jardin, sur les nuages, sur l’écran du présent.