Spirales

par florencebenedettigall

le plaisir de la main qui sur une surface se laisse porter par le mouvement circulaire sans fin ….le plaisir des yeux de suivre le dessin respirant l’espace en un souffle premier … le plaisir de l’esprit suivant le mouvement premier d’ouverture de découverte de construction…ou celui de la feuille qui détachée de l’arbre par sécheresse descend en un tournoiement de beautés.

Et Rilke qui revient, lors d’un de ces mouvements instinctifs, me chantonner :

Je vis ma vie en cercles

De plus en plus larges

Qui passent sur les choses

Peut-être n’achèverai-je pas le dernier

Mais je veux le risquer.