tous les temps

par florencebenedettigall

Avant que la floraison ne prenne le dessus _ et c’est bientôt , car le mauve s’installe _ je réalise que je porte le passé le présent le futur. Les gousses suspendues encore à mes branches, presque toutes éclatées, tordues, ayant lâché les brunes luisantes pastilles, quelques unes n’ont pas encore éclaté, le soleil va s’en charger peut-être aujourd’hui. Et dans l’herbe, des restes de ces gousses, et quelques pastilles pas encore absorbées dans le sol et les végétaux nous content le temps. J’entends et la musique du futur, et celle du passé.

Je sais qu’ainsi je raconte. Un jardinier appliqué aurait déjà supprimé les restes passé -futur, pour alléger cet espace. Moi je garde ce monde tel quel , que les abeilles viennent de plus en plus visiter. La floraison en cours, et les futurs possibles que les grappes naissantes me disent , portent cette force de vivre, malgré les malgrés.

Glissons glissons et ouvrons nous au futur.