Il arrive
par florencebenedettigall
il arrive que le trop plein de mots de pousses de tiges de phrases de vrilles de reprises de mots surgis naturellement, sans la moindre préparation ni décision raisonnable ….que ce trop-plein ne soit que marque d’une certaine vitalité, sans conscience contrôlée ni perspectives prévues.
Il arrive que le présent chante dans le vide, dessine dans l’obscurité, et s’installe sans le moindre dessein.
Il arrive que les mots, devenus inutiles, se chuchotent juste par nécessité du mouvement vital.
Il arrive que l’évidente mortalité fasse émerger des repousses comme cris de survie.
il arrive que le temps dise encore le mouvement.
Quoiqu’il arrive , en août , les étoiles filantes!…